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Deuxième grossesse, les différences

vendredi, juin 29, 2018 6 Permalink 1

Pierre est né un mardi, 18 jours avant la DPA, après une grossesse follement épanouissante… Au jour où je vous parle, pour cette seconde grossesse, cela fait presque déjà 33 semaines que bébé bouge sous mon nombril et je ressens plein de choses différentes autant physiquement que dans mes pensées. Pour patienter avant l’arrivée de la petite sœur de Pierre, j’avais donc envie, sur le ton de l’humour (ou pas), de vous confier ce qui change entre ma première et ma seconde grossesse.

Pour ma première grossesse, j’ai attendu 6 mois et demi avant de vous dévoiler le secret.
Pour ma seconde grossesse, à 12 SA, je trépignais déjà de vous l’annoncer. 3 ans après la naissance de Pierre, le blog a évolué pour parler davantage de maternité, de parentalité, de mon style de vie en règle générale… À peine j’ai su que j’étais enceinte, j’ai ouvert mon bullet journal pour établir un planning de tout ce dont j’avais envie de parler à ce sujet, et la grossesse ne sera pas assez longue pour que j’évoque chaque point sans vous saouler… Rassurez-vous donc, j’en garde pour après !

Pour ma première grossesse,  j’étais cui-cui les petits oiseaux, je papillonnais, je rêvassais, je ne voyais le mal nulle part et tout me glissait dessus telle une toile cirée !
Depuis le début de cette seconde grossesse, je n’aime pas dire cela mais je pense que le monde m’en veut sauf que je ne sais pas de quoi, les embêtements de tout ordre s’enchaînent… Bref, pour la seconde grossesse, on est réaliste. Heureuse, mais réaliste !

Pour ma première grossesse, la chambre de Pierre était prête un bon mois et demi avant la DPA, m’envoyant à 8 mois de grossesse avec une démarche de pingouin remplacer un porte-manteau défectueux, et c’était un soulagement innommable pour moi que de l’avoir à temps !
Pour cette deuxième grossesse, jusqu’à il y a encore 15 jours, je me suis dit « je suis laaaaarge » (comme on disait avec ma copine Marion quand on avait à peine préparé le partiel du lendemain) tandis que la maison où je vis aujourd’hui demande quelques travaux pour faire de la place ! Et accessoirement, chaque pièce de la maison, ou presque, doit bouger, pour qu’une chambre réussisse à se libérer pour accueillir bébé.

Pour ma première grossesse, j’avais dressé une liste sur Excel de tout ce dont j’avais besoin en matériel de puériculture avec un budget prévisionnel bien échafaudé… Je ne savais pas comment mon futur petit garçon allait pouvoir se passer d’un nid-d’ange ou d’une veilleuse. J’avais mené une étude poussée sur le cours de la poussette trio et la sécurité des sièges auto de chaque marque.  Et puis, pour ce deuxième enfant, tout a été gardé du premier… Détails essentiels : il faut retrouver ce qui est logé dans les dépendances chez Maman, dans le galetas du garage et se souvenir de ce qu’on a pu vendre ou donner ! Enfin, j’ai compris que ni le Doomoo ou n’importe quel autre transat qu’on essaie de te vendre parce qu’il fait le bruit de mon ventre soit disant, rien ne rivalise avec la chaleur de ma peau, mes deux bras et ma paire de nichons !

Pour ma première grossesse, dans mon esprit, me préparer à être maman consistait à choisir la bonne poussette ainsi que le prénom le plus joli à prononcer à n’importe quel âge de sa vie…
Pour cette deuxième grossesse, me préparer à la maternité consiste à profiter de pouvoir regarder deux épisodes d’une série d’affilé, de jouer avec mon premier garçon en me consacrant à lui pleinement, et aussi de réussir à flâner en amoureux en pouvant faire garder ce dernier assez facilement du fait qu’il soit le seul, mais plus pour longtemps…

Pour ma première grossesse, ma famille était davantage au taquet ! Ma sœur était prête à nous accompagner à la première échographie voire même à me tenir la main le jour de l’accouchement si l’Amoureux avait été absent. Tout l’entourage avait pronostiqué sur la date de naissance et demandait ce dont on avait besoin, pour cette grande arrivée.
Pour cette seconde grossesse, ma sœur retient à peine la DPA (« c’est prévu pour quand déjà? ») et la plupart des gens réservent leurs vacances les 15 jours précédant cette date! Et puis, c’est devenu tellement banal d’être enceinte !

  

Pour ma première grossesse, étonnemment, j’avais accueilli les dons de vêtements d’enfant généreusement, ne sachant même pas comment on habille un nouveau né en plein été, ni ce qui était le mieux pour sa motricité, ni les fréquences auxquelles il passe d’une taille à l’autre. Je n’étais pas regardante sur ce qu’on me donnait, je prenais… En rentrant de la maternité, je manquais donc un peu de rechange et j’ai foncé chez Okaïdi acheter quelques ensembles pour ne pas courir après les lessives et enfin me faire plaisir avec plus de visibilité. Un très bon souvenir cette escapade shopping bien que la vendeuse m’ait demandé de préciser quand j’accoucherai pour bénéficier des 8 euros cadeau alors que j’avais mis Pierre au monde 5 jours avant !
Pour cette seconde grossesse, bien que je ne m’y sois prise qu’au 7ème mois (voir mon haul ici), je savais où j’allais, quelles tenues acheter pour le trousseau de naissance, pour qu’elle soit à l’aise, quelles quantités sont appropriées… Au final, j’ai quand même davantage craqué car on n’a pas chaque année un nourrisson à pouponner !

Pour la première grossesse, j’avais lu une multitude de témoignages sur l’accouchement et acheté un bouquin sur l’allaitement, que j’ai lu deux fois… J’étais convaincue de vouloir allaiter mais j’ignorais combien de temps et si ça me plairait. Puis à la maternité, j’ai assez mal vécu l’intrusion dans ma pudeur pour m’accompagner dans l’allaitement
Pour cette seconde grossesse, bébé est encore en siège à 33 semaines alors je me tiens éloignée de tous ces retours d’expérience d’accouchement et je sais que c’est différent pour chaque enfant. Je sais aussi qu’il est bien de se préparer pour savoir accueillir la douleur mais je sais aussi que je vais morfler, quoi qu’il en soit ! Surtout, il ne faut pas trop se projeter dans un accouchement parfait, ça ne se passera pas forcément comme on a prévu. En revanche, je sais que j’aurai plus d’aplomb envers le personnel médical pour exprimer mes souhaits : « les gars, c’est MON utérus, MES seins et MON bébé » !

Pour ma première grossesse, ma vie professionnelle indépendante était en développement mais sans pression… J’avais du temps pour flâner, me regarder le nombril. Je faisais des grasses matinées parce que j’avais bien le droit, je portais la vie… Chaque jour après ma douche, j’appliquais religieusement une huile végétale BIO sur mon ventre et mes hanches et je me rendais chaque même jour du mois à la prise de sang mensuelle. Je passais des heures à imaginer mon bébé dans un couffin vintage et à flâner sur les sites de décoration de chambres d’enfant. Je m’amusais à nous imaginer, l’Amoureux et moi, comme des parents qui assurent grave ! Bien sûr, tout au long de ma grossesse et d’autant plus à l’approche du terme, je veillais à avoir des manucure et pédicure parfaites et à me faire couper les cheveux régulièrement. J’étais en mode auto-centrage, sur mon utérus et moi.
Pour cette deuxième grossesse, entre des débuts nauséeux difficiles et une pneumopathie entrainant une côte fêlée, je m’efforce de ne pas gémir ou vomir devant mon aîné et à esquiver ses coups de pieds dans mon bide quand il se rue sur moi dans le canapé en criant « câlin d’amour ». Le matin consiste à négocier assez tôt avec lui un passage sur le pot pour arriver enfin à la continence et NON, NE FROTTE PAS LE LAVABO AVEC TA BROSSE À DENTS, C’EST SALE ! Je porte Pierre régulièrement et je prie pour sauvegarder ce qu’il reste de mon périnée (pour sauver la donne, je continue le Pilates avec assiduité). Pour cette seconde grossesse, j’ai loupé la prise de sang du 8ème mois, trop occupée à vouloir offrir des vacances à mon aîné avant qu’il en soit privé tout l’été… Le kit de manucure semi-permanente est resté emballé 3 semaines avant que je m’en serve, mes ongles sont régulièrement en friche… Bref, il n’y a plus de temps pour l’auto-centrage puisque le premier enfant m’accapare !

Pour ma première grossesse, je m’inquiétais que Monsieur Ozzy fasse pipi dans la maison en attendant que quelqu’un vienne le sortir pendant que je poussais en suivant les contractions.
Lors de cette seconde grossesse, chaque jour de ce 8ème mois, je me demande quel mode de garde adopter pour Pierre quand je vais accoucher : « heu, ça serait mieux en pleine nuit parce qu’à 8 heures, j’embauche ».

Pour ma première grossesse, j’ai presque pris 16 kg sans culpabilité, sans y penser, mais j’ai eu beaucoup de difficultés à perdre les 5 derniers après la naissance de Pierre.
Pour la seconde grossesse, je culpabilise de faire un goûter, je traque chaque nouveau kilo sur la balance et dans le miroir… Mais puisqu’on est dans les confessions, sachez aussi que je me suis ruée après la dernière visite sage-femme, sur une crème glacée quand elle m’a annoncé que je faisais 2 kg de moins que lors de ma première grossesse à la même date !

Pour ma grossesse 2014-2015, la péridurale était une évidence, la peur de l’inconnu sans doute…
Pour ma seconde grossesse, je teste toute méthode qui empêchera la douleur de guider mes choix : hypnose, acupuncture, etc.

Pour ma première grossesse, je ne savais pas à quoi m’attendre donc j’avais peur de ne pas assurer en tant que Maman.
Pendant cette deuxième grossesse, je sais à quoi m’attendre et donc j’ai peur de ne pas assurer en tant que Maman ! Mais je sais aussi tout le débordement d’amour qui me guette et comme ça vaut le coup de se dépasser pour la rencontrer et les éduquer !

Et toi, des différences entre tes grossesses dans ton état d’esprit ou physiquement ?

Je porte :

– un chapeau acheté en Crète,
– une robe grossesse et allaitement Magda Envie de Fraise,
– des sandales plagettes Vaiaha, Minelli,
Bola de grossesse Pearl Ilado Paris,
– Sacoche Avalon, lunettes de soleil, boucles d’oreilles Audrey et manchette Chantilly dispo sur ma boutique (<= clique),
– Bagues annulaires (bijouterie) et bague index, Gemmyo (ce modèle est discontinué),
– Rouge à lèvres Pure Color Envy EL, Strange Bloom.

✰✰✰

6 Commentaires
  • Priscilla
    juin 29, 2018

    Coucou,
    Comment je me retrouve en ton texte !! J’ai mon fils en 2014 9 jours avant terme, j’étais zen pendant ma grossesse. Pour ma fille en 2017, cette coquine m’aura fait attendre jusqu’au dernier jour !! 2 grossesses totalement différentes : prises de poids et autres problèmes liés à la grossesse que je n’avais pas eu pour mon fils, mais aussi pour les occupations et la fatigue. On m’avait prévenu et elles avaient raison ^^.

    • Justine
      juillet 2, 2018

      coucou, tout le monde va bien j’espère et c’est l’essentiel ;) bisous

  • Au_petit_bonheur_de_la_vid
    juin 29, 2018

    Hello Justine,
    Ton article est super comme d’habitude.
    Tu résumes bien les choses : le premier enfant, c’est le précieux, la découverte, l’auto-centrage.. Le 2eme c’est différent quoi qu’on fasse pour nous comme pour les autres parce qu’on est déjà passé par là, parce qu’on sait ce qui nous attend et parce que le 1er prend déjà toute sa place. C’est mon ressenti..
    Je n’ai qu’un enfant qui a quelques semaines d’écart avec ton petit Pierre. Pour diverses raisons, je n’arrive pas à passer le cap du 2eme.
    Je te souhaite une belle fin de grossesse, un bel accouchement et du bonheur à revendre avec cette petite fille.
    Marion

    • Justine
      juillet 2, 2018

      Salut Marion,

      rien ne te force à faire un deuxième à vrai dire, ou tu seras prête quand tu seras prête ;) bises

      Justine

  • Delphine
    juin 29, 2018

    Coucou Justine,

    Quel joli article .. c’est tout à fait ce sue je m’imagine d’une grossesse numéro 2..

    Mon petit bout à 2 ans et forcement la question commence à se poser pour nous.. Mais ce petit père nous prend déjà tellement de temps je me demande comment me couper encore en 2 lol Je pense qu’il faut aussi se sentir prête..
    contrairement à toi, Je n’ai pas particulièrement aimé la grossesse, Meme Si elle était parfaite je dois bien le dire (Et Qui aurait cru que parfois j’aurai un peu de nostalgie de mon gros bidon.. lol) Mais la perspective de recommencer.. en sachant Ou je mets les pieds.. me fait complètement flipper! Lol J’essaye de ne pas trop me mettre de pression (clairement.. c’est un échec mdr) le temps file tellement vite dès que l’on devient parent..

    Bisous à toi et profites bien des derniers mois !
    Delphine

    • Justine
      juillet 2, 2018

      Coucou
      oui zéro pression surtout ! Le bon moment est celui que vous sentez être le mieux pour vous ! bisous et merci !!

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