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Un anniversaire particulier

Publié sur 1 Commentaire 4 min. de lecture

La vie est faite d’instants « choc ». Ces instants, ces évènements marquants laissent un souvenir indélébile, des cicatrices sur le corps ou dans la tête, voire dans le cœur. Parfois les trois à la fois… Il y a de ces moments qui nous ouvrent les yeux sur tout un monde, sur des gens, sur tout un fonctionnement, tandis qu’on aurait rêvé que l’on fasse de notre naïveté une éternité. Des instants, des accidents, nous changent, nous forgent, nous élèvent ou nous anéantissent. Je crois qu’une part des faits marquants de la vie et de leurs conséquences est indépendante de notre volonté, et qu’une autre part ne dépend que de nous. L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à quelqu’un. C’est ce que quelqu’un fait avec ce qui lui arrive.

 Aujourd’hui est pour moi un anniversaire particulier. Il y a 10 ans aujourd’hui, j’ai eu un accident qui m’a laissé des cicatrices sur le corps et des leçons de vie dans la tête. Cet accident, cette stupide chute dans les escaliers m’a appris bien plus sur l’être humain et la vie salariée que 10 ans d’ancienneté dans une même société! Il a finalement suffi d’un rien pour que je revois tout. Il a suffi d’une chute pour que le prisme de ma vie soit révisé.

Je vous l’avais raconté dans cet article-là, j’exerçais mon métier de Responsable Qualité dans une ambiance malsaine, morose et abusive. Je suis tombée dans un escalier qui aurait dû être signalé comme dangereux… Mes N+1 ont rédigé un compte-rendu d’accident mensonger pour le CHSCT, je sais comment la loi du travail m’a considérée et les séquelles que tout cela m’a laissé, sur le corps et à l’esprit. Je sais les amis et la famille qui ont été là pour moi. La fiabilité est une qualité que j’apprécie mais qui se fait rare. Ça devrait être, d’ailleurs, un synonyme de l’amitié, n’est-ce pas ? On pourrait dire « je compte mes fiables sur les doigts d’une main ». Dix années sont passées et je ne suis pas forcément en paix avec cet évènement puisque chaque été, ma jambe et ma cheville dénudées me renvoient mes complexes à la figure et si je n’y pense pas, le regard des autres passe toujours par là… Je ne sais pas ce que j’ai voulu vous transmettre en écrivant cela aujourd’hui, tard ce mercredi. Peut-être voulais-je laisser une trace de ces dix ans par ici, comme ma propre thérapie ? J’ai bien sûr exercé à nouveau ce métier plus tard, dans une autre société, mais cet accident a eu des conséquences sur ce que je fais aujourd’hui. Comme je vous l’avais raconté, c’est pendant ma convalescence que j’ai découvert l’univers blogging et le YouTube game… Tant qu’on respire, il n’y a pas de fatalité. Je n’aime pas amoindrir la douleur des gens en leur rabâchant que ça pourrait être pire mais je me raccroche souvent à ça :  ça aurait pu être pire ! J’essaie de voir le verre à moitié plein en me disant que cet évènement m’a ouvert à un autre horizon… Et peut-être c’est ce dont j’ai voulu me rappeler en écrivant ce billet : on peut toujours saisir de nouvelles opportunités et se découvrir de nouveaux centres d’intérêt… Mes enfants apprennent la chanson suivante à l’école, les paroles adorables me parlent beaucoup…

La vie est faite d’instants « choc ». Ces instants, ces évènements marquants laissent un souvenir indélébile, des cicatrices sur le corps ou dans la tête, voire dans le cœur. Parfois les trois à la fois… Il y a de ces moments qui nous ouvrent les yeux sur tout un monde, sur des gens, sur tout un fonctionnement, tandis qu’on aurait rêvé que l’on fasse de notre naïveté une éternité. Des instants, des accidents, nous changent, nous forgent, nous élèvent ou nous anéantissent. Je crois qu’une part des faits marquants de la vie et de leurs conséquences est indépendante de notre volonté, et qu’une autre part ne dépend que de nous. L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à quelqu’un. C’est ce que quelqu’un fait avec ce qui lui arrive.

Si ça vous fait du bien, n’hésitez pas à me raconter en commentaire quels évènements marquants, graves ou heureux, ont changé votre vision de la vie…

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1 Commentaire
  • Mennesson
    avril 27, 2022

    Bonsoir Justine,
    Merci pour ce billet que tu nous écris aujourd’hui pour marquer l’ anniversaire de ce choc d’où tu as choisi d’apprendre, dans les douleurs comme les réconforts. Je suis très touchée par tes mots et les émotions que tu as ressenti par cet accident, que tu nous partages en partie par ici.
    Un choc dans ma vie ce serait le décès de mon Papa, suite à 6 mois d’un cancer foudroyant. J’avais 17 ans. Franchement je ne m’attendais pas à être séparée de mon Papa si tôt. J’avais l’impression d’être une fleur de pommier au printemps sur lequel tombe le gel et qui ne pourra plus donner du fruit. J’étais peu emprunte à comprendre mes émotions et leur existence à ce moment-là, et je me suis blindée, fait une carapace pour me protéger face aux émotions désagréables que je ressentais par cette séparation. Aujourd’hui, j’ai 31 ans, et j’avance sur mon chemin d’amour de moi-même, j’apprends à apprivoiser mes émotions, à les reconnaître, et à faire la paix avec moi-même. Je comprends que je n’ai pas besoin d’être parfaite ou à faire ci ou ça pour avoir de la valeur♡ j’apprends à m’aimer, un petit pas après l’autre, une leçon après l’autre. Et si parfois je me sens triste parce que mon Papa me manque, je sais que de là où il est, il est fier de moi, avec son regard clair, bleu et doux, et que son regard m’encourage et me dit: « vas-y ma fille! »