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Cette semaine, c’était la dernière tétée

dimanche, mai 19, 2019 20 Permalink 2

Cette semaine, c’était la dernière tétée. Juliette ne tètera plus mes nénés pour avoir de mon lait. Cette semaine, quelque chose en moi s’est brisé et j’ai mis quelque jours à pouvoir me l’expliquer.

Cette semaine, c’était la dernière tétée. Je n’ai pas eu de problème particulier. La décision avait été prise de mon plein gré, aux 8 mois de Juliette, de cheminer doucement vers le sevrage. Dans mon esprit, en cette période de l’année, et selon les contraintes logistiques et organisationnelles de ma vie, 9 mois me paraissait l’âge adéquat pour arrêter l’allaitement maternel

Juliette ne semblait pas le voir de cet œil-là. Tout au long de son 8eme mois, j’ai tenté en vain de lui proposer mon lait ou de l’eau dans d’autres contenants. Je suis allée jusqu’à vous demander, à vous les mamans ayant allaité, comment la transition s’était passée pour vous.

À 8 mois, elle a commencé à accepter un biberon MAM proposé par Pierre, mais l’histoire de 2 ou 3 fois, pour le repousser catégoriquement les jours suivants. N’acceptant que mon sein et même accro à celui-ci certaines périodes, mais étant passée à deux tétées par jour (matin et soir), je l’ai confiée exceptionnellement pour une journée complète à la crèche. Elle y mangeait très bien mais impossible de la faire boire, jusqu’à une quinzaine de jours plus tard où j’ai tenté de la faire boire au verre, chez une amie. Col claudine bien arrosé, elle a bu comme une grande ! 
Me voilà rassurée, elle savait s’hydrater autrement que par la tétée. Sous vos recommandations, j’ai acheté une tasse 360 Munchkin : l’objet parfait pour faire boire bébé sans qu’il soit inondé! Une tasse rose pour la maison, une autre orange pour la crèche : les filles qui la gardent ont vu la différence, Juliette boit enfin de l’eau, avec avidité, lors des repas.

Pour ce qui est des repas, la diversification alimentaire lors du 9ème mois nous aura permis de constater deux faits importants :

  • Juliette n’aime pas les compotes de fruits. C’est presque risible d’observer sa réaction quand on lui en propose. Elle lève les yeux au ciel comme si elle allait faire un malaise. Ou bien elle tourne significativement la tête en plissant les yeux… Autant d’aversion que si je lui proposais de la tête de veau, quel que soit le fruit de la compote suggérée!
  • Juliette ne tolère pas le poisson voire y est allergique. Dès qu’elle en a ingéré, elle a vomi jusqu’à la bile, à en avoir les lèvres bleues et le teint blême. Du moins, c’est le seul point qu’on a pu observer en commun avec les jours de vomissements. À confirmer ! Pierre n’ayant jamais vomi de sa vie et mes enfants ne régurgitant même pas, ces événements ont été impressionnants pour moi.

Cette semaine, à 9 mois passés de 12 jours, c’était la dernière tétée pour ma jolie fée. Que la brigade-pro-allaitement-long ne s’offusque pas de ma décision. C’est ma décision. Derrière chaque allaitement, il y a un bébé. Derrière chaque allaitement, il y a une maman. Derrière chaque allaitement, ce sont des parents avec leur histoire, leur mode de vie. Derrière chaque parent, il y a un cheminement. Un parent cherche et tâtonne, il tente d’apprendre et de comprendre, parfois de suite, d’autres fois plus tardivement. 

On peut se demander pourquoi j’ai souhaité arrêter, certes et surtout pourquoi cela m’a bouleversée alors que c’était décidé.

Cette semaine, c’était la dernière tétée et je ne sais pas si j’ai envie de répondre à ces deux précédentes questions. Peut-être parce que j’ignore en quoi ça vous importe. Je ne sais pas non plus si je saurais l’expliquer clairement. 

J’ai allaité mes deux enfants car je suis convaincue dès le départ que mon lait est la meilleure proposition pour mes enfants : un lait on ne peut mieux adapté, de l’immunité, un lien affectif puissant avec moi et tellement de facilité de se balader prête à dégainer les nénés… En une phrase: je ne regrette pas et ne regretterai jamais mes allaitements. Je dirais même : avoir pu nourrir mes bébés fait partie des plus beaux moments de ma vie, pour toujours !

En outre, il arrive un moment où bébé devient plus grand, plus lourd surtout, et mon dos plus faible. L’aîné grandit aussi à vitesse grand V alors on est plus fatiguée. Bébé commence à circuler, se redresser, à téter assis… Je n’ai jamais imaginé allaiter un bébé qui marchait (bien que ce phénomène ne me choque pas ou ne me gêne pas chez les autres). Bref bébé grandit et maman vieillit. Ainsi va la vie!

En parallèle, ma vie professionnelle a basculé et a été modifiée début janvier, vous le savez… Aujourd’hui, je dois composer un nouvel avenir pour gagner de l’argent sans faire peser ce poids sur mes enfants. À savoir que j’ai cette année moins de 20 h/ semaine (en moins de 3 jours) pour faire garder Juliette et donc assurer cet avenir. Quel challenge! On n’est pas là pour parler de ma vie professionnelle ou de mon compte bancaire mais pour vous dire que tout au long du 3ème trimestre de Juliette, j’ai subi beaucoup de stress et je me suis vue au 9ème mois de ma fille, moins profiter des tétées, en être fatiguée… Bien que la tasse m’avait grandement soulagée ! Et puis, elle avait pris pour manie de me mordre le bout de sein de temps en temps avec ses deux dents d’en haut…

Dans une vidéo où je parlais des idées reçues sur l’allaitement, je décris presque l’allaitement comme simple (c’était le but, en fait, pour encourager plutôt que d’inquiéter). En vérité, mes allaitements ont été ultra-faciles (même si Juliette est davantage un bébé aux besoins intenses de contact que Pierre). L’allaitement maternel reste tout de même un don de soi énorme. Qui plus est, je n’aime pas tirer mon lait et je ne fais pas partie de la brigade anti lait de vache… Pas de débat dans les commentaires ici, merci.

Les saisons ont passé et j’ai eu envie de me retrouver, de retrouver mon corps, mon poids, ma garde-robe… Aux prémices d’un prochain été, j’ai le souhait de travailler en laissant mon bébé à garder en toute sérénité, sans emmener un tire-lait, sans montée de lait, en sachant qu’elle ne souffrira pas d’un manque viscéral de tétée.

Cette semaine, c’était la dernière tétée. Pour ma jolie fée, ça a été 7 mois d’allaitement exclusif puis plus de 2 mois à alterner avec des purées et de l’eau… 
Presque 9 mois et demi d’allaitement à la demande, de moments de tendresse, de son regard gratifiant dans le mien, de contact fusionnel. Près de 300 jours de connivence ultime avec la chair de ma chair… 

Certains diront que c’est aussi plus de 700 heures avec bébé pendu au sein, des mois sans liberté, des semaines d’esclavage en mode vache à lait… Je ne l’ai jamais vu ainsi. Ces personnes-là ne savent pas de quoi elles parlent et sûrement, on leur renvoie leurs propres doutes ou échecs à la figure. De l’intérieur comme de l’extérieur, je suis fière de cette aventure lactée. J’ai allaité 15 mois de ma vie. C’était intense, beau, tendre, magique! Oui parfois fatiguant mais enivrant, exaltant, grisant, gratifiant… à se demander pourquoi les gens se droguent! 

Mais cette semaine, c’était la dernière tétée. 

Comme Juliette était très attachée à ces moments d’allaitement, qu’elle savait explicitement faire savoir qu il était l’heure de téter, j’étais persuadée qu’on ne réussirait pas ce sevrage sans des pleurs bruyants tandis que je ne voulais pas qu’elle en souffre. 

Cette semaine, c’était la dernière tétée. Le premier signal, c’était lundi et bien que je savais que ça arriverait, je me suis rendu compte que mon esprit ne s’était pas tout à fait aligné avec cette idée. Comme chaque matin, Juliette a tété avec moi, toutes les deux allongées dans le lit, elle, me touchant le visage, me caressant le bras, moi reniflant son odeur pour l’imprimer dans les marqueurs profonds de ma mémoire.

J’ai senti qu’elle tétait quasiment à vide. J’ai expliqué à la crèche ce matin-là qu’elle devait avoir faim. Ils lui ont proposé 90 ml de lait (dans le biberon MAM) qu’elle a avalés d’une traite. Le soir à la maison, idem, tétée à vide. En lui proposant un biberon, j’ai fondu en larmes. Mon esprit n’arrivait pas à s’aligner à la décision que j’avais prise quelques jours auparavant. 
Je crois avoir autant pleuré que lors du décès d’une personne aimée. Pourtant, en buvant le biberon, Juliette avait ce même regard que pendant les tétées, ces mêmes caresses sur mon visage et sur mes bras, cette même façon de me tripoter les cheveux. Pour elle, le changement passait comme une lettre à la poste et moi les larmes coulaient à flots. 

Bien sûr, mon lait est revenu le lendemain et j’aurais pu relancer la lactation (rappelez-vous, c’est la loi de l’offre et de la demande : vous voulez plus de lait, faites téter bébé davantage) mais j’étais toujours en accord avec mon choix, tout en continuant à pleurer de la fin de quelque chose. 

Le problème avec cette fin, c’est que j’étais consciente que c’était une dernière fois. A la différence d’une première fois où on a des perspectives de recommencement, la dernière fois implique un non-retour, un achèvement, la fin d’un processus.

Cette semaine, c’était la dernière tétée de Juliette et également la dernière fois de ma vie que je donnais le sein à un enfant. 

Cette semaine, c’était la dernière tétée, un cap pour mon bébé et un tournant dans ma vie de maman, marquant le temps qui passe, les enfants qui grandissent et les parents qui vieillissent pour au final, se retrouver seuls. Vous allez dire que je visualise loin et avec pessimisme mais cette perspective m’effraie tellement.
La décision était mûrement réfléchie mais à la fois, c’était comme si on me retirait une partie de moi, de ma vie finalement et de nos petites habitudes à toutes les deux. C’est une ambivalence qui est je pense récurrente dans le rôle de maman. J’étais à la fois soulagée qu’elle accueille le changement aussi facilement, heureuse d’une nouvelle liberté et aussi tellement triste à l’idée que ces moments n’existeraient plus jamais. J’ai pleuré 24 heures sans m’arrêter quasiment.

Mercredi matin, c’était la dernière tétée et je n’ai pas pleuré. J’avais les seins tellement gorgés de lait ! Elle s’est régalé, moi je savourais, ce moment hors du temps. J’ai analysé chaque seconde qui passait, j’ai exprimé à haute voix mes sentiments… J’aurais donc pu tout relancer pour poursuivre sur la voie lactée, la tête dans les étoiles, mais ça y est mon esprit s’est enfin aligné et j’ai su. Elle était prête et moi aussi. Le soir ça a été bibi et ensuite aussi…

En buvant, elle a conservé sa manie de me regarder, de me caresser délicatement la peau de sa main si douce, de trifouiller mes pointes de cheveux… Aujourd’hui, je sais : nos liens sont créés, c’est encore un tout petit bébé mais un bébé qui ne prend plus la tétée. C’est un bébé apaisé, un bébé rassuré, un bébé prêt à gambader. Moi aussi, je suis apaisée, je sais que tout ira bien, même si pour l’allaitement maternel, c’est la fin.

Cette semaine, c’était la dernière tétée de mon bébé.

Et toi, comment as-tu vécu la dernière tétée ?

20 Commentaires
  • Aurore
    mai 19, 2019

    Quel bel article ! Mais je n’aurais pas dû le lire tellement il me touche d’avance. Pourtant je n’en suis qu’au 4ème mois de mon premier allaitement mais je me projette déjà dans tes mots et je ne suis pas prête à penser à ça… Ça me brise le cœur de penser qu’un jour je n’aurais plus ce moment avec mon bébé et encore plus avec aucun bébé. Mais comme tu le dis, à un moment le cœur et l’esprit doivent certainement s’aligner et on comprend que la relation avec le bébé reste tout aussi belle, qu’elle évolue et que c’est normal et sain. Merci pour ton article !

    • Justine
      mai 25, 2019

      Tout à fait.
      Tu as le droit de ne pas être prête ;)
      Tu sauras quand ce sera votre moment

  • Simona
    mai 19, 2019

    Tellement émouvant cet article ! Ça m’a rappelé plein de souvenirs et de sentiments mélangés, j’ai allaité mes 3 enfants: pour le 1er j’ai été contrainte de sevrer par la distance le travail harassant et la démotivation… Je n’ai pas vraiment le souvenir de la dernière tétée mais le regret qui a suivi et la déception de pas avoir pu lui offrir plus. Pour ma 2ème c’était choisi et je me souviens parfaitement du jour ensoleillé sur une plage perdue quand on s’est posé une dernière fois sur un rocher pour la tétée du goûter ! Et pour mon dernier c’est venu de façon un peu inattendue plus tôt que je ne pensais au cours d’un épisode fébrile qui a duré qq jours où il s’est littéralement désintéressé du sein (on faisait du mixte à cause du stress de la reprise du travail) , il s’ennervait dessus et n’avait plus beaucoup de patience, appréciait la journée mais les nuits il préférait que ça aille vite et le biberon lui convenait mieux. Moins de regrets que pour mon aîné. Mais ce qui m’a emu dans votre récit c’est l’attitude du bébé qui semble universelle, dans mes 3 histoires lactées le regard de mes bébés et leurs caresses sur le visage, les cheveux… Ce sont de merveilleux souvenirs et je vous souhaite que les votres restent aussi vifs et remplis d’amour ! Comme si vous y étiez ! Et on l’a toutes été un jour, des jours, dans un passé plus ou moins lointain ces moments ont existé pour de vrai !

    • Justine
      mai 25, 2019

      Coucou
      et bien ton commentaire m’a remis la larme à l’œil !
      C’est tellement d’émotions les enfants!

      Quelle image paradisiaque cette dernière tétée sur un rocher sur la plage…

      Je suis persuadée que ces souvenirs seront gravés à jamais dans nos mémoires oui.

  • Katejoce
    mai 19, 2019

    Tellement beau et émouvant ton texte. Pour ma part je n’ai pas réussi à allaiter mes 3 enfants comme je l aurai souhaité j ai vécu ces renoncements difficilement mais aussi soulagée car j étais angoissée à chaque fois. Les dernières fois sont toujours difficiles mais faut penser à tout ce que tu as encore à vivre avec tes enfants si petits. Moi je vis les départs des miens avec la cinquantaine qui arrive c est encore une étape difficile mais c est la vie.. Plein de choses passionnante à partager avec eux à chaque âge. Profite et dis toi que tu leur donne le meilleur pour leur construction c est ça qui importe ! Je t’embrasse.

    • Justine
      mai 25, 2019

      Coucou,
      Tu as raison : je constate déjà que chaque âge a ses difficultés et ses beaux moments.

      bisous

  • Pauline
    mai 20, 2019

    Joli texte très émouvant!! Je suis très loin (je l’espère) de la dernière tétée avec mon fils de 6 mois mais j’espère que cela se produira comme pour grand : c’est lui qui n’a plus voulus progressivement le sein vers ses 9 mois ( allaitement mixte depuis ses 4 mois ). Pour mon deuxième on pratique pour le moment un allaitement exclusif et c’est aussi par facilité : je suis tellement submergé par mon grand ( et d’autres choses ) que l’allaitement me semble plus simple ( et plus économique aussi… Nous avons fait le choix d’un congé parental d’au moins 1 ans donc éviter l’achat de lait n’est pas un luxe…).

    • Justine
      mai 25, 2019

      Salut Pauline,

      c’est vrai que c’est coûteux ce lait en poudre, je ne regrette pas mes 15 mois d’économie !
      C’est effectivement comme ça que ça se passe avec Juliette finalement : aucune larme, elle s’est dirigée seule ou presque vers un autre moyen de boire du lait et n’a pas cherché mon sein ensuite, j’étais très remuée.
      bisous

  • Lucie
    mai 20, 2019

    Très bel article… Je suis très touchée par tes mots. Jallaite depuis 10 mois ma fille et m’interroge sur la fin car les nuits sont compliquées et je ne sais pas si ça a un lien avec notre aventure lactée… du coup tu as augmenté ses rations alimentaires? Quand lui donnes tu le bibi ?
    Merci bizzz

    • Justine
      mai 25, 2019

      Bonjour Lucie,
      à partir de 7 mois, elle a commencé la diversification alimentaire en mangeant des purées, des yaourts et des compotes (enfin bon les compotes là elle n’en veut plus elle n’aime vraiment pas).
      Dès 8 mois, elle ne tétait que matin et soir. Et du coup maintenant c’est bibi matin et soir.
      Je n’ai pas augmenté ses rations alimentaires à côté finalement.
      bises

  • Marie
    mai 20, 2019

    Bonjour Justine
    Cet article m’a remué car il m’a replongé dans des souvenirs qui sont déjà un peu loin, mais l’emotion demeure.
    J’ai allaité mes 3 enfants mais pour la 1 ère , j’ai arrêté vers à 4 mois n’ayant plus assez de lait pour la satisfaire, elle était affamée et J’ai dû me résoudre à lui donner un biberon . Cela a été un déchirement, un baby blues à retardement car je ne l’avais pas choisi, j’ai pleuré pendant des jours.
    J’ai adoré allaiter mes 3 enfants, j’ai des souvenirs merveilleux de ces moments et encore aujourd’hui je suis fière d’avoir donné un peu de moi , d’autant plus qu’ils sont en pleine formes, rarement malades et je me plais à penser que c’est aussi un peu grâce a moi.
    Arrêter l’allaitement surtout lorsque c’est notre dernier enfant nous fait poser pleins de questions sur le temps qui passe, la fin de quelque chose qui ne reviendra pas, de cette parenthèse un peu magique de notre vie qui est le début de vie de notre enfant et tout le bouleversement émotionnel qui va avec.
    Mais tu le sais, la maternité ne s’arrête pas à cela, pleins de moments merveilleux et émouvants sont à vivre par la suite.
    Aujourd’hui ma fille aînée va avoir 18 ans et passe son bac le mois prochain et lorsque je me retourne je suis heureuse des années que l’on a passé ensemble et me réjoui des années qui viennent.
    Ces moments d’allaitement, de partage et d’amour entre une maman et un bébé sont à jamais ancré en toi.
    Je te remercie d’avoir écrit un si bel article évoquant si bien les émotions ambivalentes des mamans et pour lesquelles nous nous retrouvons toutes.

    • Justine
      mai 27, 2019

      Bonjour Marie et merci de ton beau témoignage. Oui « baby blues à retardement » serait un terme bien choisi pour exprimer ce que j’ai vécu cette semaine d’arrêt de l’allaitement.

      merci d’être passée par ici témoigner avec plein d’ondes positives ton vécu !
      bisous

  • Carla
    mai 20, 2019

    Ho quel bel article, touchant et émouvant et tellement vrai. C’est ce que j’ai ressenti également, j’ai pleuré aussi (en même temps j’ai pleuré lorsque j’ai accouché de ma dernière car je savais qu’il n’y aurait plus de bébé dans mon ventre, j’ai pleuré à la fin de l’allaitement, j’ai pleuré quand ma dernière a commencé à marcher, quand je l’ai passé un lit de grande …bref je pleure à chaque transition ! ) et tout comme toi je vois loin, très loin, quand mes filles seront adultes .. et ça me met déjà les larmes aux yeux. Bref, ton article m’a vraiment remué mais merci de ‘avoir écrit. Bonne journée et embrasse fort tes petites têtes blondes

    • Justine
      mai 27, 2019

      Salut Carla,
      Je vois à vous lire toutes que je ne suis pas la seule chamboulée de l’arrêt de l’allaitement…
      Je suis un peu comme toi : la larme à l’œil (ou qui dévale la joue) à chaque transition.

      bisous

  • Roxane
    mai 20, 2019

    Bonjour Justine,

    Ton article est très émouvant et ressemble fortement à mon vécu.
    J’ai allaité ma fille pendant 6 mois exclusivement (alors qu’autour de moi les gens se précipitaient pour donner de la purée dès le début du 4éme mois), puis j’ai encore allaité de manière mixte en parallèle de la diversification alimentaire jusqu’à ses neufs mois.
    Comme toi, j’ai senti que neuf mois était un âge idéal pour nous pour arrêter, à la fois pour elle et pour moi.
    Comme pour toi, c’était le moment où elle commençait à aller en crèche et effectivement le tire-lait ça va un temps, mais ce n’est pas du tout du tout le bonheur de l’allaitement!!
    Comme toi, j’avais envie de retrouver une certaine liberté vestimentaire et je ne me voyais pas du tout allaiter un enfant plus grand qui marche, qui parle, même si moi non plus je n’ai aucun problème avec ceux qui font ce choix.
    Comme toi encore, j’ai pu constater dès les premiers biberons, que ses petites caresses, ses petites mains qui tiennent les miennes, tout cela se prolongeait, continuait et que la transition se faisait en douceur, le biberon n’empêche pas les câlins même si la fusion est moins forte.
    C’est un détachement qui peut se faire progressivement et non de manière brutale.
    La seule différence avec ton expérience, c’est que ma fille est mon premier enfant, je souhaite en avoir d’autres et donc je n’avais pas cette forte nostalgie du dernier allaitement…mais peut être que dans quelques années comme toi, j’éclaterai en sanglots.
    Je crois qui ce qui compte c’est d’avoir l’intime conviction que ce choix, notre choix, vient du coeur et que c’est le bon choix POUR NOUS.
    Merci pour ton superbe témoignage, je t’embrasse
    Roxane

    • Justine
      mai 27, 2019

      Bonjour Roxane et merci à toi pour ta bienveillance dans ton commentaire et ta transmission d’expérience.
      Effectivement, le sevrage de mon ainé s’était déroulé en douceur également mais je n’ai pas pleuré du fait que j’avais la perspective de recommencer un jour.
      J’aime mes deux enfants tout pareil. En outre, d’une certaine façon, la relation avec mon premier est particulière car c’est le premier, c’est lui qui a fait de moi une maman.
      La relation avec ma dernière est tout aussi particulière car je pense à profiter de chaque moment car je davantage conscience à quel point ça passe vite et que je n’aurai probablement pas d’autre bébé…
      Que d’émotions la vie de parents !
      bisous

  • Marion
    mai 20, 2019

    J’ai trouvé ton article très angoissant.
    Ce n’est pas négatif, mais c’est juste que je me suis mise à ta place et rien que le fait d’imaginer que l’allaitement maternel avec ma fille de 12 mois aura une fin m’angoisse.
    J’ai tellement peur que ça brise le lien extra que j’ai avec elle grâce à ça.
    En tout cas bravo, car cette semaine n’a vraiment pas dû être facile…

    • Justine
      mai 27, 2019

      Salut Marion,
      Tu entameras un sevrage quand elle sera prête et quand tu le seras aussi.

      Non, ça ne brise rien, heureusement… Pendant l’allaitement, ce sont des graines d’amour que tu plantes et qui germent… Et quand l’allaitement se termine, l’amour est toujours là, à récolter en milliers de fleurs !

      C’est pas pour faire ma minute poétique, c’est vraiment ce que je pense. Ma fille est toujours tout aussi câline (je n’ai d’ailleurs jamais vu un bébé si câlin) voire pot de colle avec moi. Comme dit dans l’article, elle a le même comportement quand je lui donne le bibi que lorsque je lui donnais le sein : attendre que je lui fasse des bisous dans ses petites mains potelées, me caresser partout …
      Et quand elle est assises sur sa chaise ou parterre ou dans les bras de quelqu’un d’autre et qu’elle me voit ou m’entends, elle me regarde et me sourit et tourne la tête en rigolant, comme si c’était un peu trop de bonheur pour elle…
      Et quand elle est dans mes bras et que quelqu’un d’autre lui tend les bras, elle se blottit dans mon cou en souriant comme si elle disait « et non, moi je suis avec ma maman »…
      bises

  • Marie-Laure
    mai 24, 2019

    Coucou
    Ton article est tellement beau et émouvant. Il me fait remonter tellement de beaux souvenirs également ! Tu as tt dit, cette tristesse d arrêter et en même temps le bonheur de voir son enfant épanoui grâce à ces beaux échanges que vous avez eu…

    • Justine
      mai 27, 2019

      Bonjour et merci Marie-Laure, je suis contente que tu aies pu, grâce à mon article, voir rejaillir en toi de beaux souvenirs et les ressentir…
      bisous

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