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Lâcher prise et parentalité positive

mercredi, février 22, 2017 16 Permalink 0

On vous le dit souvent à vous aussi ? Reste cool ou bien il faut savoir lâcher prise, Ju’ ! 

Profiter de sortir parce qu’il fait beau en plein mois de février alors qu’on a du travail, est-ce du laxisme ou du lâcher prise? Là est la complexité de savoir se détendre : s’informer et s’avoir s’écouter pour déterminer où sont nos limites. Effectivement, l’ignorance ne nous permet pas de définir quelle serait la pire des situations et donc d’affronter nos peurs. Que se passera-t-il si je ne sors pas profiter du soleil au lieu de bosser ? Et bien, même la pire des situations n’entraîne rien de grave finalement alors pourquoi ai-je si peur de ce manque de contrôle sur mon emploi du temps? Voyons plutôt tous les avantages d’une sympathique sortie en famille! Bien sûr, il ne faut pas procrastiner car le lâcher prise ne doit pas être fait que d’optimisme. Ce qui est beau ce n’est pas seulement les avantages de la vie, c’est l’équilibre qui règne entre les inconvénients et les avantages, entre nos échecs et nos réussites… C’est ça la vie, c’est ça l’expérience!

C’est simple, j’ai pleinement conscience qu’il faut accepter qu’on ne peut pas tout contrôler. Je sais que je ne suis pas parfaite et que j’ai le droit de me reposer. Sauf qu’entre le savoir intellectuellement parlant et le ressentir au plus profond de soi, il y a un monde, un grand ! Je peux cautionner ce qui arrive mais là encore, j’autorise, je cherche la maîtrise tandis que lâcher prise consisterait à accueillir la réalité et à s’y abandonner de temps en temps.

Samedi dernier, j’ai tout laissé en plan même s’il n’y avait eu qu’une seule publication dans la semaine sur BDSP et nous sommes partis voir la mer et fouler le sol de Fouras! L’air marin aide beaucoup à lâcher prise! Nous en avons profité pour shooter un look printanier mais sans pression. Clic-clac, en 5 minutes, c’était dans la boîte !

Poutch a observé l’immensité du fort Vauban et à dégusté une omelette au fromage avec de l’eau aspirée avec une paille. Il y a eu la crêpe chocolat en dessert (qui ne valait pas les madeleines – certaines au chocolat – que Maman avait faites dans la semaine bien sûr!).

Dernièrement, j’axe beaucoup mes lectures vers la méthode Montessori et la parentalité positive qui me font remettre en question la Maman que je suis et simplement aussi, la personne que j’essaie d’être. Le lâcher prise parental nous aide à agir autrement afin de donner à notre enfant la possibilité de devenir autonome, de l’aider à devenir qui il est et non pas celui que nous voulons qu’il soit. Qu’il ait confiance en ses parents, et donc en lui pour accomplir ses activités, être responsable et enfin se développer à son propre rythme.

En bonne blogueuse que j’essaie d’être, je partage avec vous les 5 étapes qui me permettent de me conduire vers le lâcher prise (parental ou non).

1. Décider d’être heureux et accepter ses émotions.

« J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ». Voltaire avait-il raison? Décide-ton d’être heureux, est-on moteur de son bonheur ? Je pense qu’il faut d’abord décider de son bonheur avant de se créer l’environnement nécessaire à celui-ci. Cela passe donc par accepter toutes les émotions qui nous traversent et les cadrer plutôt que les enfouir. Accepter les échecs et les inconvénients, même si on essaie de conclure positivement, en voyant le verre à moitié plein. Ainsi, accepter ses émotions permet de mieux les canaliser pour tolérer celles des enfants qui eux-mêmes ne savent pas, avant 5 ans, gérer leurs émotions.

2. Faire preuve d’empathie

Ce point-ci rejoint le premier concernant l’acceptation des émotions. Si vous dites à votre mari « je suis fatiguée » et qu’il vous répond « on va aller au resto avec des amis pour se détendre » alors que vous, tout ce que vous avez envie, c’est de vous reposer grâce au relai qu’il prendra sur les enfants, ça va vous embrouiller et générer des tensions entre tous.

Quand l’enfant tombe, on a tendance à lui dire « c’est pas grave » alors que lui vous répond « bobo bobo ». N’est-ce pas semer la confusion dans ses émotions? Vous vous rendez compte, son cerveau n’est pas assez développé pour gérer ses émotions, il a mal (pas de quoi l’emmener aux urgences, certes, mais une douleur nouvelle et présente tout de même) et vous voulez ancrer dans son cerveau que ça n’existe pas ! C’est comme lorsqu’on vous dit « tu dis ça parce que t’es en colère », moi ça me fait bouillonner au lieu de me relâcher. Ne pas prendre en compte ses émotions et celle des autres engendre donc de la frustration.  Lâcher prise n’est donc pas du laxisme mais consiste à introduire une ambiance chaleureuse et sécuritaire pour l’enfant, avec bienveillance et empathie afin d’être à l’écoute les uns des autres. Comprendre également les besoins de ses enfants est aussi important pour répondre à ses attentes rapidement et ne pas générer de crise. L'(auto)-empathie a donc un pouvoir merveilleux pour donner le meilleur de nous-mêmes pour les autres.

3. Accepter d’être (une Maman) imparfaite et s’informer

Bien sûr qu’on peut se tromper, nous avons le droit, l’humain se trompe. La difficulté est de reconnaitre ses erreurs, de savoir s’informer pour mieux faire la prochaine fois. Savoir s’excuser aussi. Après la chute, il faut remonter sur le cheval mais quelques leçons d’équitation peuvent être judicieuses si nous ne souhaitons pas tomber de nouveau. S’instruire pour faire des choix éclairés dont nous anticiperons les conséquences.

4. Arrêter les représentations idéalisées, l’attente de performances et les principes rigides

Nos déceptions viennent souvent du fait qu’on en attend trop ou qu’on a une représentation surfaite de ce que devrait être le bonheur. Cela engendre de la frustration et donc des tensions entre les membres d’un foyer.
De même, dans la vie, le système social attend beaucoup de nous : des performances au travail, dans le sport, dans la musique, statistiques de visites d’un blog… Nous dupliquons ces attentes sur nos enfants. L’entourage y fait beaucoup de par les conversations qu’ils lancent au sujet de nos bambins :

« ah bon il a 15 mois, il ne marche pas encore? ».

« Et bien non, il ne marche pas… »

« 18 mois, son vocabulaire est un peu juste non, tu lui parles de temps en temps? »

« bah oui il dit quelques mots et effectivement, il ne récite pas mon poème préféré de Victor Hugo! »

Ces réflexions faites par la société nous positionnent dans l’attente de performances et crée donc de la tension entre le parent et l’enfant.

Dans la pédagogie Montessori, les parents n’attendent pas de résultats des enfants. On fait une activité, l’enfant manipule, touche, explore, regarde, imite. Il recommencera, affinera ses gestes les fois suivantes…  Je vais de plus en plus dans une démarche où je souhaite donner à mon Piou-Piou l’envie d’en savoir plus. Donner l’envie d’apprendre, susciter l’intérêt pour avoir un regard affûté sur le monde qui les entoure. Je ne veux pas lui bourrer le crâne et je n’attends pas qu’il retiennent tout du premier coup. J’estime être là pour lui fournir les ressources, lui proposer des choses pour qu’il dispose, aime apprendre pour lui-même et non pour me faire plaisir et satisfaire mon entourage. Créer une interaction sans pression parce que j’aurais décidé que cela doit se passer comme ceci-ou comme cela.

5. Se moquer du regard des autres et de leur jugement.

Cela va en quelques sortes avec le point numéro  4 concernant l’attente de résultats. Quels mots doit prononcer Poutch à 20 mois pour satisfaire notre entourage? Quel métier dois-je exercer pour être la maman parfaite aux yeux de ma famille ? Quel âge doit avoir mon partenaire pour que nous soyons un couple normal? Nous avons tous des doutes mais bien souvent la réponse ne se trouve pas chez nos parents ou nos amis… Il est préférable de s’informer sur un sujet par des livres bien référencés afin d’avoir des notions clefs pour évoluer et ensuite, la réponse se trouve en nous si nous sommes prêts. Enfin, savoir lâcher prise pour son bien-être personnel et pour obtenir la sérennité au sein de sa famille mais en aucun cas pour paraître plus cool aux yeux des personnes extérieures chez qui tu ne viens pas balayer devant leur porte!

Et toi, Internaute, Parent ou non, essaies-tu de lâcher prise ?

✰✰✰

Je porte :

manteau cocoon en laine Mango

– jean Caroll (old)

chaussures Camaïeu rose poudré (non disponibles sur le site même s’ils proposent la même coupe dans d’autres couleurs, mais tu peux les trouver en magasin en ce moment, je t’assure!)

broche Mina Flamingo, Des Petits Hauts (c’est sous forme de pin’s en fait)

pull femme rose buvard chiné Camaïeu, sous lequel on aperçoit la dentelle d’une top Sud Express,

– bagues bijouterie

vernis à l’huile de l’Oréal en teinte 116,  Café de nuit

– Accessoires (sac Covet Sloane cuir taupe, foulard infini Embarcadero, lunettes de soleil Miramar marron fumé, Chandeliers Nila, bracelet Sierra ardoise) Stella & dot disponibles sur ma boutique en ligne (clique ➸) : http://bit.ly/2jHerHg.

✰✰✰

 

16 Commentaires
  • Lunefulle
    février 22, 2017

    Moi j’essaye de lacher prise oui, j’apprends.
    J’essaye toujours d’organiser mes journées, mais si sur un coup de tête l’envie de faire autre chose me prend, je le fais alors qu’avant j’aurais d’abord évaluer ma « to do » liste pour savoir si c’était bien raisonnable ou non d’envisager de changer de programme..

    Pour un look shoté en clic clac 5 minutes les photos sont vraiment belles ! J’adore tes chaussures !

    • Justine
      février 23, 2017

      merci pour le look !
      C’est bien les to do lists mais effectivement, il faut lâcher du lest !

  • Magali68
    février 22, 2017

    Coucou Justine,

    Je te suis à 100% dans ton raisonnement.
    Je viens de passer presque une semaine à glandouiller et mon dieu qu’est ce que cela fait du bien au lieu d’aller bosser tous les jours et de se lever à 6H.
    Je suis depuis 2 mois dans une maison, moi qui n’ai jamais habiter une maison de ma vie et j’ai surtout un jardin et un chat qui découvre comme moi le plaisir de buller les pattes dans l’herbe et je me régale !
    Je peux rester des heures à regarder minou courir après un oiseau, gratter un arbre, monter dedans.
    Bref il faut prendre des parenthèses afin de redémarrer dans de meilleures conditions.
    Bisous.

    • Justine
      février 23, 2017

      Profite bien de ton jardin :)

  • Audrey MANTIN
    février 22, 2017

    Bonsoir Justine !
    Très bel article !
    J’essaie également de « lâcher prise » ; je fais passer les moments en famille en priorité autant que je le peux.
    En ce moment, je lis beaucoup de bouquins sur le minimalisme, un tout autre sujet, mais beaucoup de points communs tout de même avec le fait de profiter du moment présent.
    Qu’as-tu lu sur la parentalité positive ? Quel (s) livre (s) conseillerais-tu ?

    • Justine
      février 23, 2017

      Coucou
      je trouve que l’idée du minimalisme rejoint un peu le lâcher prise.
      Je te conseille la biblio Isabelle Filliozat et Montessori ;) bisous

  • Bourgeade Aline
    février 23, 2017

    Bonjour Justine . Je comprends tout a fait ce que tu veux dire . Le probleme que j ai rencontré moi c est de vouloir que tout soit parfait et dans tout les domaines : familial , professionel couple etc … Je n ai pas tout reussit . Et tu en resort epuisee . Ce que je peux te dire surtout en ce qui concerne l education des enfants c est qu il faut se faire confiance . Tout ne s append pas dans les livres . Il faut relacher la pression que l on se met parfois tout seul et c est non cas . Tres bel article et beaucoup de reflexion .. Des Bises ….

    • Justine
      février 23, 2017

      Bonjour Aline, ça rejoint ce que j’écrivais : on a les réponses en nous ;)

      bisous

  • Lorna
    février 23, 2017

    Coucou Justine !

    Tout d’abord, laisse-moi te dire que j’adore ton look (bon d’accord, c’est quasiment toujours le cas^^).
    J’ai filé rapidement chez Camaieu acheté ces jolies baskets que tu avais présenté dans ton haul et elles sont très bien assorties avec cette tenue. Mention spéciale pour la petite broche ananas Des Petits Hauts ! J’en ai déjà acheté deux de collections précédentes, je pense que la collection va s’agrandir au fur et à mesure du temps.
    C’est un beau sujet le lâcher prise, il est pas facile à mettre en œuvre lorsqu’on a eu pour habitude d’ « avoir le temps » et sans doute la chance de tout contrôler par le passé et que l’on se retrouve confronter à des difficultés auxquelles on aurait jamais pensé l’être. Au fond, ne pas lâcher prise, c’est un peu vouloir être plus forte que la vie elle-même ( LOL je suis inspirée dis donc, ça doit être les hormones de grossesse).
    Même si l’on sait que certaines choses ne relèvent pas de notre volonté, il y a toujours une partie de nous qui n’arrive pas à renoncer à cette forme d’impuissance. Etre heureux mérite donc que l’on intègre nos limites et qu’on les accepte comme n’étant pas une fatalité, ni une faiblesse.
    J’aime beaucoup tes articles lifestyle en ce moment. J’espère que tu as bien pris tes marques dans votre nouvelle maison.
    Bises !

    • Justine
      février 23, 2017

      Coucou
      merci de ta remarque et compliment sur la broche (je les achèterais toutes aussi si je pouvais), j’avais oublié une photo de ce ravissant pins vu de près !

      Je viens de la rajouter, lol

      merci pour ta réflexion sur le lâcher prise

      marques prises, peu à peu, l’oiseau fait son nid !

  • cecili
    février 25, 2017

    Coucou Justine
    Voilà un article qui me parle, maman de 4 loulous et maitresse de 31 petits élèves, j’ai de quoi me forger un avis sur ces questions de parentalité et de pédagodie positives , j’adhère et j’applique.
    Il m’a fallu beaucoup de temps pour accepter de ne pas être une maman parfaite et encore plus pour ne pas être une maitresse plus que parfaite ( ah le poids de la société…et celui qu’on se met toute seule).
    C’est super que tu te poses déjà ce genre de questions, vous y gagnerez tous en bien être.
    Bon week end

    • Justine
      mars 24, 2017

      Salut Cécilia et merci beaucoup de ton commentaire encourageant et rassurant ! bises

  • Virginie
    février 25, 2017

    Bonjour Justine, quel bel article et puis j adore ton look surtout les chaussures, il faut que je les trouve!!
    Ah être parents c est se poser beaucoup de questions, je suis maman d un petit garçon de deux ans et j essaie plutôt d improviser et il s avéré que je fais de la méthode montessori sans le savoir c est a dire pas de barrières le laisser libre de vagabonder…bref rester à son écoute tout en fixant quelques règles de base.pas facile aux yeux des autres car ce ne sera jamais comme eux ils auraient fait, comme par exemple nous on a passé loulou dans un lit de grand , mon dieu pour certains.Il est important de se faire confiance et de s écouter.
    On fera des erreurs certes mais c est la vie!!(pas un long fleuve tranquille sinon c est pas drôle).
    Bonne journée sous le soleil printanier?!
    Bises
    Virginie

    • Justine
      mars 24, 2017

      Il n’y a pas de parents parfaits ;)

  • Delphine
    mars 8, 2017

    Coucou Justine,

    J’avais déjà lu ton article lors de sa sortie mais je prends le temps d’y laisser un petit commentaire.
    J’ai lu le livre d’Isabelle Filliozat « J’ai tout essayé », ma meilleure amie me l’avait conseillé (nos enfants ont 3 mois d’écart) et je l’ai commandé suite à son apparition dans l’une de tes vidéos.
    Piou-piou a 12 mois, il nous a fait ses premiers pas 2 jours après avoir soufflé sa première bougie, et a déjà 10 dents au compteur…comme le temps passe!

    En rentrant après sa journée de crèche, Piou-piou peut s’avérer un peu difficile (la fatigue..trop plein d’émotions…) J’ai lu le livre d’Isabelle Filliozat dans le but d’avoir quelques réponses à mes questions sans pour autant me dire que je calquerai mon mode d’éducation sur celui-ci.
    Il est très intéressant, je prends et je jette quelques conseils selon mes envies de maman mais il a le mérite de nous aiguiller et nous donner quelques clés et astuces!

    Je n’avais pas conscience avant de devenir maman du regard et des commentaires de l’entourage (ou pas d’ailleurs). Le jugement est quasi constant (quoi qu’il en soit il faut se dire qu’on ne fera jamais assez bien aux yeux des autres car personne n’a la même conception de l’éducation) mais Piou-piou n’a que 12 mois et je ne sais combien de fois j’ai entendu « mais il ne marche pas encore? moi à 11 mois ils marchaient… » alors qu’il n’avait pas encore soufflé sa première bougie!

    Comme tu dis il faut se faire confiance et ne pas hésiter à prendre quelques leçons d’équitation si besoin :)

    Bises

    Delphine

    • Justine
      mars 14, 2017

      Hello,
      Disons que je me sens plus proche de Isabelle Filliozat dans sa réflexion que des clichés super Nanny ;)

      Bon courage avec ton loulou. Quand il commence à marcher, c’est là que tu te replongeras dans le livre ou dans un autre du genre lol

      bises

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